Samedi 21 avril 2012
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16:31
Pieux Silence
Silence des Cieux
Cieux immenses
Immense Camaïeu
Camaïeu en Abondance
Abondance du Mieux
Mieux sans carence
Carence des Ambitieux
Ambitieux en Balance
Balance au milieu
Milieu sans Différence
Différence du Précieux
Précieux d´essences
Essences du Merveilleux
Merveilleux en Errance
Errance des Dieux
Dieu Tempérance
Tempérance du Silencieux … !
© cs-10-2007
Par clarte
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Vendredi 17 septembre 2010
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/09
/Sep
/2010
23:37
Ils naissent avec les Émotions. Ils vivent entre ciel et terre et séjournent dans
la fraicheur de l´ombre ... on les protège, on les aime ... Ils sont mystérieux et trop souvent ignorés ... ils s´ expriment dans le Silence, s´épanouissent dans le Calme et s´unissent dans la Paix
...
Ils marchent seuls jour et nuit ... ils se glissent dans la foule et ne se font jamais
remarquer ... on les bouscule, on les piétine ... ils sont discrets et bien souvent timides ... ils se cachent dans la Pensée, se réfugient dans le Regard et se fondent dans le Geste
... Invisibles, ils parcourent les chemins de la Vie, le
vent ne peut les disperser ni la pluie les effacer ...
(extraits de mes courtes histoires :" Ma vie est une rencontre"
)
© csg.06-2008
réf. émotions/plume d´amour
Par clarte
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Mardi 26 janvier 2010
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/2010
12:18
rencontre..
Elle avait pris très tôt son petit déjeuner accompagné d´une de
ses mélodies préférées. Elle alla jusqu´à la fenêtre, souleva légèrement le rideau et constata qu´il pleuvait toujours. Elle mit sur ses lèvres le rouge carmin qu´elle préférait, prit un parapluie
et sortit.
[...]
Elle flanait depuis un quart d´heure, s´arrêtant aux vitrines des magasins. Elle s´attardait depuis quelques minutes devant une charmante boutique bien joliment décorée, quand une senteur poivrée
vint lui caresser les narines. Elle jeta un coup d´oeil discret dans le reflet de la vitrine. Un homme d´une grande stature vêtu d´un élégant costume gris se tenait à côté d´elle et observait
attentivement les articles exposés dans l´attrayante vitrine, son parapluie gris aussi dissimulant une partie de son visage. Etrangement troublée par son eau de toilette, elle fut envahie par des
pensées très sensuelles.. Essayant de se ressaisir, elle fixa un magnifique vase en porcelaine blanche puis réalisa soudain qu´il était parti comme il était arrivé. Dans l´air humide, elle pouvait
encore sentir sa présence parfumée et fermant les yeux elle resta immobile pour savourer ces instants magiques.
Ses pensées en désordre, elle reprit la rue dans le sens inverse et se dirigea vers un grand magasin ...
[...] (à suivre)
© cs. extrait 01/007 -"Ma vie est une rencontre"
Par clarte
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Mardi 24 février 2009
2
24
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/2009
14:55

Ses cheveux roux flottants au vent, son regard vert scrutant l´horizon, un sourire sur sa bouche pulpeuse, des tâches de rousseur et un joli petit nez retroussé .. hummm..quel joli air
coquin.. je suis charmée.. elle doit avoir trente ou trente cinq ans.. une démarche sûre et des mouvements gracieux telle une ballerine ... sous le tissu de sa
robe de coton vert son corps souple et mince... elle est ravissante.. elle tourne la tête je rencontre ses yeux clairs... son regard se mêle au mien un bref instant
puis va de mon pinceau à mon chevalet... hummm ... délicieux... je lui fait signe spontanément de ne pas bouger... elle s´immobilise en riant.. quelques badauds se penchent sur ma
feuille et observent silencieusement l´esquisse qui prend forme ... les cheveux flamboyants entourent son doux visage... je suspens une touche verte.. et dans ces nuages de couleurs elle
prend vie telle que je la vois ...
Je fis appel à ma mémoire pour apporter les touches finales, elle me dit aurevoir de la main
en souriant et rejoignis un homme qui s´avancait vers elle.
cs.12.08
Par clarte
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Mardi 24 février 2009
2
24
/02
/Fév
/2009
14:50
De la grande route on peut apercevoir ta jolie maison seule sur la colline avec ses majestueux chênes et ses gros marronniers. Puisque je suis près de chez toi, je fais un détour par le chemin de
terre. Dans le ciel, de gros nuages s´accumulent déjà. Tout est très calme, les champs fraichement labourés se reposent. Je presse le pas pour arriver avant la tombée de la
nuit.
Portes et fenêtres sont fermées. Je fais le tour de la maison. Contre le mur face au jardin près du
grand tas de bois coupé, un râteau, une bêche et une pelle font la sieste.
J´écris quelques mots doux sur une feuille de mon carnet de notes puis glisse ma main entre deux pots de
fleurs sur le rebord de la fenêtre de la cuisine. Mes doigts trouvent rapidement l´objet désiré. Alors je glisse le petit bout de papier sous la pierre ronde.
La pluie a effacé tous mes mots, il ne reste plus qu´une tâche d´encre bleue sur un petit bout de papier
plié tout mouillé, petit papier tout recroquevillé que tu gardes depuis ce jour-là sur ton cœur…
© cs.10.2008 (extrait)
Par clarte
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Jeudi 6 décembre 2007
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06
/12
/Déc
/2007
01:35
Assise devant la cheminée , elle regardait les flammes qui s´enroulaient autour du bois dans une danse joyeuse et lumineuse. Un orage violent s´abattait sur la campagne déserte. Le vent avait
arraché une branche du vieux chêne dans le jardin. L´attente était insoutenable, elle ne pouvait rester sans rien faire. Ses pensées vagabondaient, il fallait qu´elle s´occupe. Elle se pencha et
prit le recueil de poèmes qu´elle aimait tant et alluma la petite lampe à huile. Avec ce mauvais temps, il avait dû s´arrêter à l´auberge sur la grande route et ne serait peut-être pas là avant
demain matin.
Elle lut à haute voix : "Sur
une étoffe bleue et or s´arrêta le regard pétillant de la jeune demoiselle. La joie fit resplendir ses jolies prunelles. " Regardez Mére ce beau tissu, qu´en pensez-vous ? s´ecria t´elle ..."
Soudain, à travers la pluie, on entendit le galop d´un cheval. Le coeur battant, elle se leva et alla jusqu´à la porte fenêtre du salon qui conduisait vers la véranda du jardin. Un cavalier sur
un cheval noir avait déjà franchi la grille d´entrée. Il sauta prestement de sa monture et courut jusqu´à elle. Elle rencontra son regard sombre et ses cheveux noirs ruisselants collaient sur son
grand front. Elle le pria d´entrer dans la véranda ne voulant pas déranger le vieux domestique dit "Bonsoir Monsieur" et l´observa discrètement . C´était un bel homme. Il dit d´une voix douce et
pénétrante en s´inclinant légérement : "Bonsoir Mademoiselle. Je suis le capitaine Mathieu de La roche. Monsieur Votre pére m´envoie vous prévenir qu´il est à l´auberge pour la nuit en raison du
mauvais temps. Il se porte bien. Nous pensons être là demain en début d´après-midi. "
(à suivre) © csg-2007
Par clarte
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Mardi 4 décembre 2007
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04
/12
/Déc
/2007
16:44
Qu´il est bon d´être la jardinière de ton coeur.. j´y ai semé les graines de mon amour infini.. sans relâche mes tendres soins quotidiens font de ton coeur un merveilleux jardin fleuri.. J´ai
planté l´harmonie et la joie de vivre dans tous les coins.. et le doux parfum de ton profond bonheur embaume l´air ... Je regarde ta tendresse grandir et s´épanouir sous le soleil .. Ton coeur,
chatoyant jardin d´amour, resplendit .. et sous la clarté lunaire de magiques reflets de cristal sur la rose de notre tendresse.
(extraits) © csg01.2007
Par clarte
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Mardi 4 décembre 2007
2
04
/12
/Déc
/2007
16:38
Le fauteuil poussa un énorme soupir. Il était en effet authentiquement vieux, partout son tissu se déchirait, et ses ressorts ne faisaient plus aucun effort pour se maintenir en forme.
Seule la tête était fière et haute. Ses bras résistaient à tous les assauts violents que ces sauvages (c´est ainsi qu´il les nommait) lui faisaient subir. Le gros homme se leva lentement, on
entendit un affreux grincement, puis un autre. Aussitôt un bruyant "ouf" retentit dans la pièce. Tous se regardèrent en s´interrogeant du regard ... Une frêle dame âgée entra, jeta un coup d´œil
rapide et constata que seul le vieux fauteuil était libre. Elle se dirigea lentement vers lui et s´assit. L´homme se mit à arpenter la pièce de long en large faisant craquer le parquet ciré
recouvert d´un grand tapis rouge et or. Il alla vers la porte, puis sortit en bougonnant. Ceux qui feuilletaient des magazines levèrent la tête un instant puis se replongèrent dans leur lecture.
D´autres ouvrirent leurs paupières pour les refermer aussitôt. Sur ses cheveux blancs coiffés en un savant chignon, la dame portait un petit chapeau noir avec une voilette qui lui retombait sur
le front. Elle avait posé sa main gantée de noir sur l´un des accoudoirs et d´un léger mouvement de va-et-vient elle frottait doucement du bout des doigts le tissu usé. "C´était un bien beau
fauteuil, dit-elle en continuant à caresser le tissu, je l´ai toujours vu ici." Elle marqua une pause et ses petits yeux bruns souriaient en regardant les autres personnes assises. Etonnés et
surpris, ils la fixèrent tous sans mot dire. "Oui, c´était une pièce unique, continua la petite voix, depuis que son unique propriétaire en a fait acquisition en 1875, ce fauteuil est resté dans
cette demeure." En disant cela, elle s´enfonça davantage dans le fauteuil qui émit un grincement de joie. Quelque chose roula sur le tapis et elle se retrouva soudain basculée en arrière, les
jambes presque à l´horizontal ce qui l´empêcha de poursuivre son étonnant récit . Les regards amusés allaient de la vieille dame disparaissant dans la profondeur du fauteuil à l´objet qui roulait
sur le sol. Certains baisaient la tête pour rire doucement. Entre temps quelqu´un avait aidé la dame à sortit des profondeurs, et celle-ci remettait déjà un peu d´ordre dans ses cheveux et
réajustait sa longue robe. Pendant ce temps un jeune homme s´était levé pour suivre deux pieds-boule en bois qui avaient stoppé leur course près de la table basse placée au centre de la pièce. Il
glissa les pieds en bois dans la main qu´elle lui tendait. Elle le remercia d´un sourire et se dirigea à son tour vers la porte vitrée tenant précieusement son trophée contre elle. « Je vais les
remettre à l´assistante, commença t´elle, il faudra… » Elle ne put continuer, un énorme craquement l´interrompit. Tous les visages se tournèrent vers le fauteuil qui tentait de se redresser dans
un ultime effort afin de saluer la vieille dame... (extraits) ©-csg1981
Par clarte
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