Les jours se tiennent par la main,
| Juillet 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Les jours se tiennent par la main,
"Sur le tapis de feuilles mes pas glissent sans bruit. Le brouillard s´est levé, perdue dans mes pensées je retrouve le sentier solitaire. Le soleil léger m´accompagne silencieux et sous ses
pâles rayons le ballet des feuilles jaunes, rousses et brunes. La forêt sera bientôt chauve et dépouillée. Dame Nature dans sa robe éclatante se prépare pour son long sommeil d´hiver.
" © cs-09.2007


Assise devant la cheminée , elle regardait les flammes qui s´enroulaient autour du bois dans une danse joyeuse et lumineuse. Un orage violent s´abattait sur la campagne déserte. Le vent avait
arraché une branche du vieux chêne dans le jardin. L´attente était insoutenable, elle ne pouvait rester sans rien faire. Ses pensées vagabondaient, il fallait qu´elle s´occupe. Elle se pencha et
prit le recueil de poèmes qu´elle aimait tant et alluma la petite lampe à huile. Avec ce mauvais temps, il avait dû s´arrêter à l´auberge sur la grande route et ne serait peut-être pas là avant
demain matin.
Elle lut à haute voix : "Sur une étoffe bleue
et or s´arrêta le regard pétillant de la jeune demoiselle. La joie fit resplendir ses jolies prunelles. " Regardez Mére ce beau tissu, qu´en pensez-vous ? s´ecria t´elle ..." Soudain, à travers
la pluie, on entendit le galop d´un cheval. Le coeur battant, elle se leva et alla jusqu´à la porte fenêtre du salon qui conduisait vers la véranda du jardin. Un cavalier sur un cheval noir avait
déjà franchi la grille d´entrée. Il sauta prestement de sa monture et courut jusqu´à elle. Elle rencontra son regard sombre et ses cheveux noirs ruisselants collaient sur son grand front. Elle le
pria d´entrer dans la véranda ne voulant pas déranger le vieux domestique dit "Bonsoir Monsieur" et l´observa discrètement . C´était un bel homme. Il dit d´une voix douce et pénétrante en
s´inclinant légérement : "Bonsoir Mademoiselle. Je suis le capitaine Mathieu de La roche. Monsieur Votre pére m´envoie vous prévenir qu´il est à l´auberge pour la nuit en raison du mauvais temps.
Il se porte bien. Nous pensons être là demain en début d´après-midi. " (à suivre) © csg-2007
Tu m´appelles ton unique princesse
et m´enveloppes de ta grande tendresse
toi mon aimé qui me couvres de caresses,
partageant avec moi cette douce ivresse
tu éveilles en moi à chaque fois la diablesse..
Tu m´appelles ta jolie Déesse
et effaces de nos vies toute tristesse
toi mon aimé qui me fais cette promesse
rejetant loin de nous tout ce qui blesse
tu embellis notre amour sans cesse ...
© csg-2007
Le fauteuil poussa un énorme soupir. Il était en
effet authentiquement vieux, partout son tissu se déchirait, et ses ressorts ne faisaient plus aucun effort pour se maintenir en forme. Seule la tête était fière et haute. Ses bras résistaient à
tous les assauts violents que ces sauvages (c´est ainsi qu´il les nommait) lui faisaient subir. Le gros homme se leva lentement, on entendit un affreux grincement, puis un autre. Aussitôt un
bruyant "ouf" retentit dans la pièce. Tous se regardèrent en s´interrogeant du regard ... Une frêle dame âgée entra, jeta un coup d´œil rapide et constata que seul le vieux fauteuil était libre.
Elle se dirigea lentement vers lui et s´assit. L´homme se mit à arpenter la pièce de long en large faisant craquer le parquet ciré recouvert d´un grand tapis rouge et or. Il alla vers la porte,
puis sortit en bougonnant. Ceux qui feuilletaient des magazines levèrent la tête un instant puis se replongèrent dans leur lecture. D´autres ouvrirent leurs paupières pour les refermer aussitôt.
Sur ses cheveux blancs coiffés en un savant chignon, la dame portait un petit chapeau noir avec une voilette qui lui retombait sur le front. Elle avait posé sa main gantée de noir sur l´un des
accoudoirs et d´un léger mouvement de va-et-vient elle frottait doucement du bout des doigts le tissu usé. "C´était un bien beau fauteuil, dit-elle en continuant à caresser le tissu, je l´ai
toujours vu ici." Elle marqua une pause et ses petits yeux bruns souriaient en regardant les autres personnes assises. Etonnés et surpris, ils la fixèrent tous sans mot dire. "Oui, c´était une
pièce unique, continua la petite voix, depuis que son unique propriétaire en a fait acquisition en 1875, ce fauteuil est resté dans cette demeure." En disant cela, elle s´enfonça davantage dans
le fauteuil qui émit un grincement de joie. Quelque chose roula sur le tapis et elle se retrouva soudain basculée en arrière, les jambes presque à l´horizontal ce qui l´empêcha de poursuivre son
étonnant récit . Les regards amusés allaient de la vieille dame disparaissant dans la profondeur du fauteuil à l´objet qui roulait sur le sol. Certains baisaient la tête pour rire doucement.
Entre temps quelqu´un avait aidé la dame à sortit des profondeurs, et celle-ci remettait déjà un peu d´ordre dans ses cheveux et réajustait sa longue robe. Pendant ce temps un jeune homme s´était
levé pour suivre deux pieds-boule en bois qui avaient stoppé leur course près de la table basse placée au centre de la pièce. Il glissa les pieds en bois dans la main qu´elle lui tendait. Elle le
remercia d´un sourire et se dirigea à son tour vers la porte vitrée tenant précieusement son trophée contre elle. « Je vais les remettre à l´assistante, commença t´elle, il faudra… » Elle ne put
continuer, un énorme craquement l´interrompit. Tous les visages se tournèrent vers le fauteuil qui tentait de se redresser dans un ultime effort afin de saluer la vieille dame... (extraits)
©-csg1981
Une clé en or posée sur son coeur
Une lourde porte retenait des trésors
La serrure rouillée résistait de l´intérieur
Tenace la clé s´acharna avec ardeur
délivrant les joyaux du bonheur...
csg07-007
Derniers Commentaires